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Coups de coeur

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Kafka sur le rivage courseaumoutonsauvage.jpg

  enfanthuitre

Aperçu

- Même s'il fait beau, vous feriez mieux de prendre votre parapluie.
Le policier hocha la tête. Puis il se retourna pour regarder l'horloge sur le mur derrière lui. Le collègue avec qui il avait rendez-vous n'allait pas tarder à l'appeler.

- Entendu, je prendrai mon parapluie.
- Il va tomber des poissons du ciel comme s'il en pleuvait. Des sardines, je pense. Mais il y aura peut-être bien quelques maquereaux aussi.
Le policier éclata de rire.
- Des sardines et des maquereaux ! répéta-t-il. Dans ce cas, il vaudrait mieux ouvrir son parapluie à l'envers pour recueillir les poissons et, de cette façon, on pourra préparer du maquereau au vinaigre !
- Le maquereau au vinaigre est un des plats préférés de Nakata, répondit le vieil homme avec le plus grand sérieux. Mais demain, à cette heure-là, Nakata ne sera plus là.

Le lendemain, quand une pluie de sardines et de maquereaux se mit effectivement à tomber sur ce coin de l'arrondissement de Nakano, le jeune policier se sentit blêmir. Environ deux mille poissons tombèrent soudain du ciel, sans le moindre signe précurseur. La plupart s'écrasèrent par terre à l'arrivée mais quelques-uns, encore vivants, frétillaient sur le sol devant les boutiques de la rue commerçante.


Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

Mes avis

 : Pas terrible
 : Déjà vu mieux
 : Agréable à lire
 : Passionant 
 : Magnifique
  : Coup de coeur

Bienvenue, Welcome, Yôkoso!

 

Vous voilà sur un blog entièrement dédié à la lecture, l'une de mes grandes passions.

J'ai une préférence marquée pour la littérature japonaise, et la littérature classique anglaise et française (pour le moment, mais je change souvent !)

J'aime en général lire de tout, je n'ai pas vraiment de barrières,

aussi je vous propose dans ce blog de vous faire partager toutes mes lectures,

tout comme je serais ravie que vous me fassiez découvrir les vôtres ^^ !




Bonne balade !


 

23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 10:00

J'ai l'impression qu'une vie entière s'est écoulée entre le dernier article de ce blog et celui que je suis en train d'écrire. J'ai changé de carrière, j'ai déménagé plusieurs fois, repris des études, changé de nom, de langues, d'amis, de pays, de travail, et pourtant me voilà, cinq ans après, avec cette envie qui me revient de garder une trace de mes lectures.

Je vais essayer de redonner vie et forme à ce site, mais avant tout de façon personnelle, et non plus pour la blogosphère ou mes études, comme je le faisais avant. J'ai changé de style d'écriture et de lectures, et j'espère que vous apprécierez le changement, ou que vous me pardonnerez.

Dans tous les cas, si vous lisez ces mots c'est que vous aimez autant les livres que moi, donc je vous souhaite de bonne lectures et aventures.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:23

Les Années, Annie Ernauxannees.jpg

 

Editions Gallimard

253 pages

 

 

 

 

 

 

 

      Difficile de résumer toute une vie en un article quand les auteurs ont déjà eu tant de mal à résumer la leur en quelque centaines de pages.

Annie Ernaux nous livre ici une autobiographie d'un genre particulier, où son histoire se fond dans la grande Histoire, où le "je" laisse place au "on", où l'individualité se transforme en généralité et à l'Autre dans le tumulte des années.

Ce n'est plus sa vie à laquelle elle nous propose de prendre part, mais à la vie de millions de Français qui ont tous vécus entre les années 50 et 2000.

 

      Sur ses souvenirs prévalent les souvenirs communs, les moments d'existence que chacun aura traversé, que ce soit dans sa jeunesse ou sa vie adulte.

 

      Rythmées par les descriptions de photos ou vidéos où le "elle" nous permet de suivre l'évolution de la narratrice, les années défilent, la société change, on passe des uniformes dans les années 50, à la libération de la condition féminine dans les seventies, au fait de devenir mère, aux tensions politiques internes ou externes, jusqu'à l'arrivée des nouvelles technologies dans les années 90. On revit l'époque des magasins Mammouth, on suit l'évolution des problèmes d'immigration, d'éducation, on retrouve les Guignols de l'info, les potins de stars, et tout ce qui a fait notre présent un jour fait ici partie intégrante du passé, on prend un coup de vieux, les plus sensibles resteront nostalgiques encore quelques temps après avoir refermé le livre.

 

      Mais si Ernaux nous plonge au sein de cette vie vécue par tant de Français, elle arrive à faire ressortir de l'anonymat les émotions que pouvait ressentir tout un chacun, le désir d'être aimé, d'accomplir ses rêves, de voir ses enfants grandir, ces sentiments si personnels et pourtant connus de tous. 

 

 

 

     Elle voudrait réunir ces multiples images d'elle, séparées, désacordées, par le fil d'un récit, celui de son existence, depuis sa naissance pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui. Une existence singulière donc mais fondue aussi dans le mouvement d'une génération. Au moment de commencer, elle achoppe toujours sur les mêmes problèmes : comment représenter à la fois le passage du temps historique, le changement des choses, des idées, des moeurs et l'intime de cette femme, faire coïncider la fresque de quarante-cinq années et la recherche d'un moi hors de l'Histoire, celui des moments suspendus dont elle faisait des poèmes à vingt ans, Solitude, etc.

 

 

 

      Une autobiographie au style unique à portée à la fois intime et universelle, qui permet de se replonger avec nostalgie dans le passé - qu'on l'ait connu ou non -, qui permet de s'ouvrir et de comprendre les autres générations, même si l'on est parfois pris de vertiges de réaliser que le temps passe si vite.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 09:38

Glory Boom, Killian Arthur gloryboom.jpg

 

 

Editions Fayard


 

 


 

     Au cours des trois derniers mois, j’ai fait deux fois la couverture de People. En tapant mon nom sur Google, on obtient six millions de résultats. Je suis français, américain, japonais, brésilien, mondial. Je suis un it boy. Je suis une putain de star. Et qu’ai-je fait pour en arriver là ? Rien. Je suis quelqu’un qui ne fait rien. Ma contribution au monde est nulle. Alors j’imagine que j’ai eu de la chance, mais un détail me tracasse quand même : il paraît que l’homme est la somme de ses actes. Or cela ne peut signifier qu’une chose : je n’existe pas.

 

 

Sex, drugs and rock’n’roll, avec beaucoup d’alcool et de célébrité, c’est ce que vous trouverez dans ce roman explosif et indécent.

Sur la lignée de la série Entourage et autres histoires de stars construites par « le système », Glory Boom vous entraîne en jet privé de Hollywood à Paris en passant par Las Vegas dans les endroits les plus branchés, à danser (et plus si affinités) aux côtés de Jessica Simpson et Britney Spears.


L’histoire n’est pas compliquée, le héros n’est pas compliqué : fils de stars, Avril Alken est devenu lui-même un « it boy », « une putain de star » en ne faisant… rien. Enfin si, il a été vedette d’une émission sur la jeunesse trash et ravagée ; s’auto-détruire en faisant tout et n’importe quoi (mais surtout n’importe quoi) est devenu sa spécialité. Avril laisse donc couler les jours au bord de la piscine, entouré de ses amis Ben, Max et Victor, et bien sûr, de filles. Mais tout bascule le jour où il reçoit une lettre de menace, mystérieuse et angoissante, qui lui révèle le vol de la montre de son grand-père, normalement cachée dans un coffre-fort connu d’Avril seul…


Si l’intrigue a déjà été utilisée, usée, jetée par les nombreuses références de l’auteur – il ne les cache pas : Fight Club, Hollywood Stories, et tant d’autres – le livre n’en reste pas moins à lire pour le style, l’humour et le monde clinquant aux clichés volontairement réaffirmés dans lequel il nous plonge avec plaisir.

Glory Boom est le premier roman de Killian Arthur, un auteur prometteur à suivre avec attention !

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:53

W ou le souvenir d'enfance, Georges PerecW.jpg

 

 

Editions Gallimard, L'Imaginaire

221 pages

 

 

 


 

W ou le souvenir d'enfance est l'une des oeuvres de Perec les plus connues, avec La Vie mode d'emploi et La Disparition. Pourtant membre de l'OuLiPo, aucune trace évidente de jeu d'écriture ni d'humour n'apparaît, au contraire de Queneau.

 

Dans W ou le souvenir d'enfance, deux récits se superposent sans jamais se croiser : une partie est autobiographique, lors de la seconde guerre mondiale, et l'on suit l'enfant qui est envoyé chez les différents membres de sa famille, qui va d'école en école et d'amis en amis, marquant très peu de stabilité. L'autre partie nous fait entrevoir l'espoir d'une épopée : un voleur d'identité part à la recherche d'un petit garçon disparu (le véritable porteur de l'identité), mais très vite, l'aventure vire à la plus longue description que j'aie jamais lu, d'environ 10 chapitres.

 

J'ai beaucoup de mal à trouver des points positifs à ce roman, même avec le temps et du recul. Dans un récit comme dans l'autre, le rythme est lent, le temps long, et je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à le finir. Des descriptions de photos s'étalent sur plusieurs pages, interrompues par des notes internes de plusieurs pages également, des paragraphes entiers inintelligibles...

Quant à la partie non-autobiographique, elle ne parle que de la façon de vivre de quatre villages sportifs, qui bascule peu à peu (mais un peu trop tard) dans la dénonciation des camps de concentration.

 

En somme, quelques longues heures de lecture forcée qui ne me laissent qu'un souvenir dérangeant.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:58

Les Mots, Jean-Paul Sartrelesmots

 

 

Éditions Gallimard

214 pages

 

 


 

 

    «J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres.»

    Cette phrase résume très bien le roman Les Mots et il n'y aurait rien à dire de plus si je n'avais pas envie de vous en parler un peu.

 

    "Poulou" n'a pas connu son père, mais sa mère et son grand-père auront toujours été près de lui. Malgré ce qu'il peut en dire, son enfance n'a pas été malheureuse, quoique solitaire. Avec pour amis seuls les livres et son imagination, il développe ses premiers rapports avec les grands auteurs et l'écriture, et raconte comment elle est devenue sa "vocation".

 

    Scindé en deux parties, Lire et Ecrire, le roman nous offre, par une succession de souvenirs et de sentiments qui l'ont façonné, le portrait d'un Sartre vulnérable et passionné, où sa voix d'enfant se mêle au cynisme de l'adulte aguerri.Tout en se mettant à nu et se racontant tel qu'il était, il recouvre toutes ses anecdotes d'un voile d'orgueil ironique, avec pleine connaissance de l'écrivain qu'il deviendra, et n'hésite pas à faussement se jeter des fleurs pour mieux dénoncer certains thèmes contre lesquels il se sera opposé toute sa vie (sa condition bourgeoise, la relation avec l'autre...)

 

 

 

     Je l'ai dit plus haut : pour avoir découvert le monde à travers le langage, je pris longtemps le langage pour le monde. Exister, c'était posséder une appellation contrôlée, quelque part sur les Tables infinies du Verbe; écrire c'était y graver des êtres neufs ou - ce fut ma plus tenace illusion - prendre les choses, vivantes, au piège des phrases : si je combinais les mots ingénieusement, l'objet s'empêtrait dans les signes, je le tenais. Je commençais, au Luxembourg, par me fasciner sur un brillant simulacre de platane : je ne l'observais pas, tout au contraire, je faisais confiance au vide, j'attendais; au bout d'un moment, son vrai feuillage surgissait sous l'aspect d'un simple adjectif ou, quelquefois, de toute une proposition : j'avais enrichi l'univers d'une frissonnante verdure. Jamais je n'ai déposé mes trouvailles sur le papier : elles s'accumulaient, pensai-je, dans ma mémoire. En fait je les oubliais. Mais elles me donnaient un pressentiment de mon rôle futur : j'imposerais des noms.   

 

 

    J'ai un rapport particulier avec l'objet livre et Sartre, et pour des raisons personnelles, j'avais décidé avant de le lire que j'aimerai même si je n'aimais pas. Par chance, je n'ai pas eu à me forcer, j'ai vraiment apprécié. C'était un réel plaisir de lire une si belle écriture, de mieux comprendre un si grand écrivain et comment il a commencé à être cette figure inoubliable. Certains passages sont également si riches qu'au-delà de l'histoire elle-même se fond la grande Histoire et tout un contexte contenant les clés nécessaires pour voir plus loin.

 

    C'est un livre qui ne se prive - à mon avis - pas de relectures, car je suis sûre que j'ai loupé plein de références, mais même sans tout comprendre c'est à lire sans hésitations, ne serait-ce que pour la beauté du texte... et la beauté des mots.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:15

Le chat qui venait du ciel, Hiraide Takashilechat

 

 

 

Editions Philippe Picquier

130 pages

 

Titre original : Neko no kyaku (猫の客)

Traduit du Japonais par Elisabeth Suetsugu


 

 

 

 

 

 

    Le chat qui venait du ciel est peut-être un court et simple roman, mais il n'en est que plus intense. En un centaine de pages, Hiraide parvient à peindre avec finesse une puissante relation que s'est mise à entretenir un couple avec un chat vagabond, et les profonds sentiments qui les unissent - le respect, l'admiration, le dévouement... - ne peuvent que toucher le lecteur, surtout s'il appprécie les chats.

 

    Plus que la relation avec le chat, le héros - écrivain au rythme décalé - s'attache également à la vieille maison dans laquelle il occupe un pavillon, ainsi qu'au jardin, lieu privilégié d'un contact avec la nature.

 

 

 

 Il paraît qu'on appelle cette partie sud de la pièce planchéiée "le plafond bondissant". Le terme désigne une forme précise, quand l'auvent extérieur pénètre à l'intérieur pour devenir partie intégrante du plafond. Comme c'était une vitre semi-opaque munie d'un store de bambou tressé, cette trouée servait également de vasistas. Je m'allongeais sous cette fenêtre, sur la natte de jonc couvrant les lattes du parquet et, le coude replié en guise d'oreiller, je guettais les métamorphoses de la lumière.

 

 

 

    Ce récit nous emmène partager cette tranche de vie douce, paisible, où l'on se sent flottant un peu comme dans un rêve, on ne sait pas exactement ce qui s'est passé, mais on sait que l'on se sent bien, en contact avec le monde, ému par ces présences anodines que l'on ne prend jamais le temps de contempler.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:07

 

Les Fleurs bleues, Raymond Queneaulesfleursbleues

 

 

 

Éditions Gallimard

275 pages

 


 

   Cidrolin est un homme calme, paresseux, souvent à côté de la plaque. Il se contente de faire la sieste sur sa péniche, de boire de l’essence de fenouil et de temps à autres de croiser quelques touristes et de rencontrer sa famille constituée de trois filles et deux beaux-fils.

Le duc d’Auge, violent mais vaillant, décide, lui, du haut de sa tour, de partir à l’aventure et s’en va traverser les époques, participer aux croisades comme à la révolution française et réécrit l’Histoire à sa manière.

Deux histoires en parallèle rythmées par le sommeil : lorsque l’un s’endort, l'autre s'éveille, chacun croit qu'il rêve de l'autre, mais lequel rêve vraiment ?

Deux personnages aux humeurs étranges, chacun menant ses propres péripéties, entraînant le lecteur surpris à droite et à gauche au gré des évènements dignes de ces héros farfelus, et les pages se tournent de plus en plus vite.

 

 

    Le style de Queneau est un régal à lire : fidèle aux codes de l’OuLiPo, l’auteur joue avec la langue française et s’amuse avec le lecteur. Il invente des mots, des tournures, des jeux de mots, superpose au vocabulaire moyenâgeux l’argot contemporain, fait de nombreux clins d’œil à la littérature et au lecteur. Le tout donne une lecture dynamique et interactive, pour notre plus grand plaisir.

 


 

   - Et ce campigne ? Vous allez finir par me dire où il perche ?

Cidrolin fit des gestes qui déterminèrent la situation du lieu à dix centimètres près.

   - Je vous remercions, dit l'Iroquoise canadienne, et je vous prions de m'excuser d'avoir troublé votre sieste, mais on m'avait dit que les Français étaient si obligeants.., si serviables...

   - C'est un on-dit.

   - Alors je me suis permise...

   - Permis.

   - Permis ? Pourtant... l'accord du participe ?

   - Vous y croyez encore?! Comme à la serviabilité et à l'obligeance de mes compatriotes ? Seriez-vous crédule, mademoiselle ?

   - Comment ? il ne faudrait plus croire à la grammaire française ?... si douce... si pure... enchanteresse... ravissante... limpide...

   - Allons, allons, mademoiselle, vous n'allez pas pleurer pour si peu. Tenez, pour vous réconforter, ne voulez-vous pas prendre un petit verre d'essence de fenouil à bord de ma péniche ?

   - Nous y voilà ! un satyre ! ça aussi, on me l'avait bien dit. Tous les Français...

   - Mademoiselle... croyez bien...

   - Si vous pensez, monsieur, que vous parviendrez à vos fins trombinatoires et lubriques en me dégoisant de galants propos pour m'attirer dans votre pervers antre, moi, pauvre oiselle, pauvre iroquoiselle même, ce que vous vous gourez, monsieur ! ce que vous vous gourez !

 

 

 

 

    C'est bien évidemment à ne pas prendre au premier degré, et comme vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai absolument dévorée, les personnages sont drôles, les situations absurdes, j’ai retrouvé tout l’humour que j’avais découvert dans Exercices de style, et j’ai passé deux jours avec le sourire accroché aux lèvres.

Je vous le conseille donc vivement si vous voulez passer un moment de profonde détente hors de votre quotidien !

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:00

    

    Mon cadeau de Noël préféré, c'est d'avoir des montagnes de livres !! Je suis donc parée pour bien commencer l'année. Petit aperçu :


livresdenoel.jpg


Lectures obligatoires pour le semestre : 


W ou le souvenir d'enfance, Georges Perec. Lecture obligatoire, par laquelle je vais commencer. J'ai encore un peu de mal à me plonger dedans après toutes ces fêtes, j'attendais un peu plus de magie, mais bon...


Naissance d'un pont, Maylis de Kerangal. Prix Médicis 2010. Je n'ai pas trop d'idées sur ce livre, on verra bien !


Les années, Annie Ernaux. Un que je voulais lire depuis l'année dernière, et on me force enfin à le faire, quel bonheur :D !


Les grandes blondes, Jean Echenoz. Là non plus, aucune idée de ce qui m'attend, surprise... 


 

Pour le plaisir (en plus) :


Dans la peau d'un noir, J.H. Griffin. C'est l'histoire d'un écrivain qui se fond dans la peau d'un noir pendant quelques semaines... Un témoignage qui réserve ses surprises je pense.  


Tours et détours de la vilaine fille, Mario Vargas Llosa. Prix Nobel de littérature 2010. Tout est dans le titre : une jeune fille profite de sa jeunesse, rencontre des hommes, voyage de capitale en capitale, poursuivie par Ricardo... Me plaît bien celui-là !


Comme un roman, Daniel Pennac. Ma bible, en quelques sortes ^^. Un livre absolument fascinant sur la lecture... Mais l'ayant déjà lu, il ne fait pas partie de mes priorités.


Misia, la vie de Misia Sert, Arthur Gold et Robert Fizdale. Biographie (plutôt complète...) de Misia Sert, amie de grands personnages tels que Toulouse-Lautrec, Proust ou Coco Chanel... A mon avis, un excellent panorama de l'époque ! 


Une histoire des haines d'écrivains, de Chateaubriand à Proust, Anne Boquel et Etienne Kern. Tout plein de lettres d'écrivains qui se détestent... Trop hâte de le lire ! 


Tokyo Clash est un beau livre rédigé à la fois en français et en japonais, accompagné de photos sublimes... Je l'ai déjà à moitié dévoré sans m'en apercevoir !


La brocante Nakano, Hiromi Kawakami. Un roman japonais, ça m'intéresse forcément ! Puis il a l'air très doux, très simple, avec ses personnages dans cette brocante qui me paraît bien mystérieuse...


Le chat qui venait du ciel, Takashi Hiraide. Même chose ^^, ce petit roman me tente bien, mais j'ai d'abord mes livres obligatoires à lire... (résister, résister... !!) 


The help, Kathryn Stockett, en VO. C'est l'histoire d'une amitié entre trois femmes... dont je ne sais pour l'instant rien, mais ça ne saurait tarder ^^ !


 

 

    Le but de ce Noël était que mes heureux bienfaiteurs (les pauvres) choisissent des livres au hasard dans la librairie. Me voilà donc avec une troupe d'écrivains inconnus qu'il me tarde bien de découvrir !


Et vous, quelles sont vos récoltes de Noël ^^ ?  

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 18:03

    

 

     Nous voici en 2011, prêtes à repartir pour encore plus de lecture que l'année dernière !! (Enfin moi, en tous cas) J'étais partie sur l'année 2010 pour lire au moins un livre par semaine, et mon compte total est de 30, soit à peine la moitié (et je n'ai même pas écrit tous les articles, honte à moi), donc faire plus ne sera pas bien difficile je pense :).

Et j'en profite pour vous faire un petit bilan... Je vous (re-)présente les livres qui m'ont marqué cette année :


bilan.jpg


     La double vie d'Anna Song, pour son style rare, sa chute inattendue et son voyage au coeur du Vietnam. C'est un livre enivrant qui vous emmène vraiment ailleurs, au grès des souvenirs et des rebondissements d'une enquête subtile. 


     Le mec de la tombe d'à côté, pour son humour terriblement surprenant, ses personnages attachants, et sa fin emprunte de magie. 


     Kafka sur le rivage, parce que c'est la même poésie, le même monde onirique que j'ai le bonheur de retrouver chaque fois que je lis Haruki Murakami.


     Jane Eyre, qui a été une très agréable surprise. Moi qui pensait avoir décroché des histoires d'amours adolescentes, je me suis plongée dedans sans même m'en rendre compte. Avec recul, ça a été l'un de mes coups de coeur de l'année.


     Le coeur régulier : sans hésitation ma découverte de l'année. Un auteur dont je n'avais jamais entendu parler avant et qui a su me bouleverser à chaque page, à me plonger dans des descriptions de paysages et de sentiments absolument sublimes, et si justes, sans jamais tomber dans le pathos ou le cliché. Une merveille!


 

     Voilà pour mes coups de coeur, mais je n'oublie pas non plus ma découverte de Queneau, qui m'a beaucoup fait rire avec Exercices de style, puis les fleurs bleues, et évidemment Oscar Wilde, dont le portrait de Dorian Gray m'a beaucoup touché, ainsi que Complément affectif, qui est le manga le plus intéressant que j'aie lu depuis longtemps, et puis tellement d'autres encore... 

 

J'espère que la nouvelle année sera toute aussi riche en découvertes pour tous et toutes :) !

Bonne année 2011 !!!

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 18:18

La rubrique scientifique, Boulet larubriquescientifique.jpg

 

 

Éditions Glénat.

Trois tomes.


 

 


    J'ai profité de Noël pour piquer les BDs à mon frère, et je vous propose une petite lecture très sympathique, que l'on apprécie ou non les sciences.

 


    Écrites et dessinées par Boulet (dont je vous recommande chaudement son blog ici), ces rubriques allient des couleurs et un coup de crayon légers et clairs à un humour fin et original. On découvre l'univers d'un enfant scientifique un peu déjanté qu'on appelle "le professeur", secondé par son assistante Miss Agnès. Il nous montre au travers des expériences ce que la science peut nous cacher, parfois illustrées de mots bien compliqués, mais rassurez-vous les filles, Miss Agnès arrive parfois à tenir tête au professeur pour nous proposer une rubrique mode qui en fera sourire plus d'une. De nombreux autres thèmes sont également abordés, comme la relation parents-enfants, ou encore la découverte de l'autre quand on atteint l'adolescence. 

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    J'ai personnellement beaucoup apprécié, et je dirais même que j'ai dévoré ces trois tomes! J'avoue ne pas avoir lu de BD si bien faite depuis bien longtemps. Je l'ai trouvée tendre et réconfortante, parfaite à savourer par ces temps de froid et de fêtes :) !  (même si ça n'a rien à voir, je vous l'accorde!)

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