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Kafka sur le rivage courseaumoutonsauvage.jpg

  enfanthuitre

Aperçu

- Même s'il fait beau, vous feriez mieux de prendre votre parapluie.
Le policier hocha la tête. Puis il se retourna pour regarder l'horloge sur le mur derrière lui. Le collègue avec qui il avait rendez-vous n'allait pas tarder à l'appeler.

- Entendu, je prendrai mon parapluie.
- Il va tomber des poissons du ciel comme s'il en pleuvait. Des sardines, je pense. Mais il y aura peut-être bien quelques maquereaux aussi.
Le policier éclata de rire.
- Des sardines et des maquereaux ! répéta-t-il. Dans ce cas, il vaudrait mieux ouvrir son parapluie à l'envers pour recueillir les poissons et, de cette façon, on pourra préparer du maquereau au vinaigre !
- Le maquereau au vinaigre est un des plats préférés de Nakata, répondit le vieil homme avec le plus grand sérieux. Mais demain, à cette heure-là, Nakata ne sera plus là.

Le lendemain, quand une pluie de sardines et de maquereaux se mit effectivement à tomber sur ce coin de l'arrondissement de Nakano, le jeune policier se sentit blêmir. Environ deux mille poissons tombèrent soudain du ciel, sans le moindre signe précurseur. La plupart s'écrasèrent par terre à l'arrivée mais quelques-uns, encore vivants, frétillaient sur le sol devant les boutiques de la rue commerçante.


Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

Mes avis

 : Pas terrible
 : Déjà vu mieux
 : Agréable à lire
 : Passionant 
 : Magnifique
  : Coup de coeur

Bienvenue, Welcome, Yôkoso!

 

Vous voilà sur un blog entièrement dédié à la lecture, l'une de mes grandes passions.

J'ai une préférence marquée pour la littérature japonaise, et la littérature classique anglaise et française (pour le moment, mais je change souvent !)

J'aime en général lire de tout, je n'ai pas vraiment de barrières,

aussi je vous propose dans ce blog de vous faire partager toutes mes lectures,

tout comme je serais ravie que vous me fassiez découvrir les vôtres ^^ !




Bonne balade !


 

27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 12:12

Années d'enfance, Jun'ichirô Tanizakihttp://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/1/2/9782070731213.jpg

 

 

Editions : Gallimard, Haute Enfance

295 pages

Traduit du japonais par Marc Mécréant

 

 

 

 

    Jun'ichirô Tanizaki (1886-1965) nous livre dans son autobiographie l'histoire de ses premières années, depuis ses trois ans environ jusqu'à son entrée au collège.

 


    Comment bien la résumer, cette autobiographie si riche de souvenirs ?

    Entre l'histoire de sa famille et les difficultés financières croissantes que son père doit gérer, Tanizaki nous plonge dans un Japon une centaine d'année en arrière, en compagnie de ses camarades de jeux d'alors vagabondant dans les anciennes rues de Tôkyô, d'acteurs de kabuki (un type de théâtre traditionnel) adaptant les légendes japonaises que l'auteur transcrit dans de nombreuses plaisantes digressions, et d'autres personnages qui auront marqué sa mémoire. Il nous emmène sur les bancs de l'école avec son professeur, M. Inaba, qui lui fera découvrir la littérature classique chinoise et qui lui donnera son premier contact avec le plaisir de la lecture et de l'écriture.

    Entre ces principaux thèmes se faufilent bien d'autres souvenirs encore : l'auteur dans son histoire familiale nous transmet la légende de son grand-père, décrit la beauté de sa mère mais également des femmes qu'il vient à croiser, raconte ses premières années dans l'opulence, rend hommage à ceux qui furent ses modèles sans oublier ses rivaux pour lesquels il témoignait moins de la jalousie que du respect.

 

 

 

 

 

    Je revois encore ce que l'on représentait le plus souvent sur la scène des divers temples : un acteur à masque de femme et portant toilette de l'ancien temps dansait en faisant tinter des clochettes; des masques grotesques et grimaçants exécutaient des danses bouffonnes; des danseurs en costumes splendides et hakama de cérémonie largement fendu étaient affublés d'un masque de renard à crinière blanche ébouriffée comme le lion du nô Shakkyo ("Le pont de pierre"); un fou ou un monstre grimaçant cherchait des histoires à un renard, se livrait à toutes sortes de gesticulations, se trouvait finalement métamorphosé en renard et atteignait aux dernières limites de la drôlerie; au lieu d'un renard, c'était aussi un diable bleu ou un diable rouge qu'on voyait apparaître et qui terrorisait par ses menaces l'imbécile ou le grotesque grimaçant. Il y avait sans doute encore bien d'autres choses, mais la plupart des danses étaient de cette espèce-là.

 

 

 

 

 

    Comme pour Enfance de Nathalie Sarraute, j'ai bien aimé cette autobiographie qui me permet encore une fois de découvrir la jeunesse d'un auteur. La découverte du Japon de Meiji m'a fascinée, toutes ces déambulations et ces déménagements dans les rues de Tôkyô - que l'auteur s'efforce de bien préciser, noms à l'appui - m'a réjouit puisque j'ai été capable de tout bien situer, suite à ma récente expérience sur les lieux. Cet afflux de noms japonais qui se ressemblent pourraient par contre en perdre plus d'un parmi ceux qui n'en ont pas l'habitude.

     La précision dont fait preuve sa mémoire est tout simplement étonnante, surtout en ce qui concerne les représentations théâtrales. Tout y est détaillé : les décors, les costumes, les noms des acteurs et leurs performances... Il retrouve même certaines critiques qui lui permettent d'appuyer ses souvenirs.

    Un seul point négatif : la fin. Plongée comme je l'étais dans le livre, j'ai tourné machinalement la page pour m'apercevoir qu'il n'y avait... rien. C'était fini. Aucune conclusion, rien, ça s'arrête juste en plein milieu. Je suis complètement restée sur ma faim.

    J'ai trouvé également que le style d'écriture était simple, trop simple même et tirant  parfois sur le fade. Si c'est une erreur incombant à la traduction, celle-ci a tout de même l'avantage d'avoir été plutôt travaillée, évitant autant que possible d'insérer des mots japonais : tatami n'apparaît par exemple jamais, bien qu'on en soupçonne maintes fois son emploi dans la version originale.

 

    La lecture est donc souvent facilitée pour quiconque n'a aucune expérience de la langue mais qui s'intéresse quand même à l'histoire et à la culture japonaise. L'enfance de l'auteur n'est pas plus différente qu'une autre, mais tellement plus intéressante pour nous occidentaux puisqu'elle nous permet de nous plonger au coeur d'un quotidien carastérique japonais empli de ses traditions.

 

 

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commentaires

Pichenette 02/09/2010 20:35



Bonjour Coraly. Tu choisis le thème de l'enfance en ce moment! Tu donnes envie de lire ce livre et patatras! la fin qui n'en est pas une gâche tout. Finalement, tant mieux, ma liste est déjà trop
longue!



Coraly 15/09/2010 22:22



Oui, je devais avoir une passe autobiographie ^^ ! Disons qu’on ne voit absolument pas arriver la fin et on en reste donc un peu déconcerté, ça n’en fait pas pour autant un mauvais
livre ! (si tu as le temps… :p)